pschitlesneven

Amours, fleurs et petits papillons font Pon Pon!

22 septembre 2008

Pschitt est énervé après Bob!

Ce qu'il y a de bien au Paradis, c'est qu'on reçoit les journaux avant le passage du laitier. On a une maison de la presse ici qui vaut le détour et, ce matin, guilleret, j'allais baguenaudant dedans les pâturages, belle des champs, quérir mon journal favori quand je rencontre Bob. J'allais pour le saluer quand je le vois m'esquiver.
Qu'est-ce donc à dire? me dis-je!

Le Bobby cherchait manifestement à m'éviter. Mais de quel droit, après tout ce que nous avons vécu ensemble.Comment se pourrait-il? Je le suis, le piste, à l'odeur, c'est assez facile et le coince dans un sous-bois du Paradis. Non, il n'y aura rien de sexuel à suivre, les âmes chastes peuvent continuer la lecture. Donc, je le chope par le col et lui tiens à peu près ce langage:

- Mon ami, vous semblez bien pressé en cette matinée, est-ce l'odeur d'un quelconque fromage avarié qui vous met de si bon pas ce matin?
- Non, mais j'ai à faire, je suis de corvée auprès de saint Jean Baptiste, j'ai égaré sa tête et il me faut la lui rendre avant midi, sous peine de sanction exemplaire, m'a-t-on dit!
- Mais, vous semblez détenir le journal du jour, et que dit-on sur notre bonne ville?
- Oh, rien, vraiment rien d'important, que des billevesées, vous savez, depuis la semaine dernière, il n'y a plus vraiment rien d'important, sinon la bonne nuit de nos concitoyens.
- Passe-moi le canard, Bobby.

Et là que vois-je, Notre Dame se vend pour 891 000€! La Notre Dame à mon Andouille préférée se vend comme une vulgaire fille de joie. Ah que point, ah que nenni, la perfide femme de l'andouille, à peine lui refroidi et lui au Paradis se laisse prendre comme une catin et s'offre au premirr venu pour une somme si modique!

- Je ne sais comment te le dire Pschitt, mais elle n'a pas pu résister. Il était beau, il était fort, il sentait bon le sable chaud, elle a cru bien faire.

Les bras m'en tombent. Comment faire confiance à une femme comme Notre Dame, pour laquelle je m'étais pris de sympathie, là voilà livrée à l'envahisseur laïc.
- Oui, mais Pschitt, y a quelque chose de bien, je pense qu'il ne feront pas d'emprunt encore une fois, il faut vider le bas de laine.
- Heureusement l'ami, avec les taux qui remontent sec, j'espère qu'ils ne devront pas batailler la chèvre et le chou devant un banquier subprimé!!!

Y a pas que la Bourse qui fout le camp, même les classes de notre jeunesse.

Pschitt sans gaz

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19 septembre 2008

Et dix de der!

Bon, vous le savez tous désormais, j'ai un voisin de palier qui sent fort l'andouille. J'ai rien demandé, on me l'a collé dans la chambre d'à côté, et bien que j'ai été voir l'ami Pierrot, rien à faire, ils me l'ont mis, mais alors là, on ne peut pas faire plus près.

Depuis, les copains m'appellent le "fumé" ou "l'andouillette". Tu parles que ça fait plaisir. De plus, Bob aime les plaisanteries graveleuses, les histoires plus que limites, et moi, je suis son chaperon, vu qu'il ne vient que d'arriver. Putain de Bob, et le pire, c'est qu'il essaye de faire croire que j'ai eu une sorte de tendresse quand il est arrivé parmi nous. Alors là, je dis : NON, NON et NON.

Voilà ce qui s'est réellement passé. Chaque fois qu'il y a un nouveau, nous sommes avertis par une corne de brume. Mais le ton de la corne diffère suivant l'arrivant. Pour vous donner un exemple récent, quand Richard Wright, des Pink Floyd, s'est pointé, on a eu la corne 2B, celle qui incite à croire qu'il y allait avoir du nouveau à la boite de nuit. Tous les musicos du coin se sont donnés rencart à la porte et le Richard, il n'en croyait pas ses yeux. Je crois même l'avoir entendu dire:
- Mother fucker, si j'avais su, j'aurais venu plus tôt!

Ouais, bon, ils disent tous ça parce que c'est vrai qu'on a une vie cool ici. Pas d'emmerdes avec les municipalités, vu qu'ici, y en a pas! Sauf que le Bobby, ça le démange sous les aisselles. Il a même tenté ce soir de redescendre sur terre pour aller faire un tour au conseil municipal. Alors là, je l'ai attrappé sous les bras, je l'ai soulevé de terre, et je voyais ses petites jambes qui fendaient l'air, sa bouche torve qui me demandait de le descendre. Il était pitoyable. Je lui ai donné deux claques, une sur chaque joue et je l'ai vu s'enfuir vers la cellule de Saint François. Il devait encore avoir des choses à se faire pardonner.

Bon, il faut que je vous laisse, j'ai une partie de belote à finir avec Arouet. Il joue pas mal, il a tendance à confondre les atouts, quand c'est coeur, il aime pique, mais sinon, c'est un bon compagnon. Mais bon, je ne vais pas lui confier mon enfant, c'est vrai qu'il n'a pas fait les études pour s'en occuper des gosses. Il a juste donné son nom à un fauteuil pour y poser son... Comment tu dis Bob, il y a un tarot entre Jésus et Aristote, j'arrive, dis-leur que j'arrive............................

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15 septembre 2008

Laisse les gondoles à Venise!

A peine rentré de mon escapade terrienne, un coup de bigo à mon étage. Oui, ici, c'est pas comme en bas, on a un bigophone par étage, et pas de portable a dit Dieu, sinon, c'est la cacophonie. Ce qui se conçoit, vu le nombre d'énervés du bulbe qui transitent toutes les semaines dans le coin.

J'ai oublié de vous dire, mais je suis à l'étage des stagiaires paradis. Bref, c'est pas gagné. Par exemple, l'étage où il y a des filles est beaucoup plus haut dans la hiérarchie, et je ne suis pas certain, malgré mes efforts, d'y accéder un jour.

Donc, coup de bigo du Pierrot:
- Pschitt, tu es demandé au rapport, rapport à des échauffourées dans ton bourg la nuit de samedi à dimanche dernier. Comme tu avais eu une autorisation exceptionnelle de te rendre sur Terre, le grand patron veut que tu passes le voir, mais pas demain, tu as cinq minutes pour faire ton paquetage, et direct chez lui!

Je sens que je file un mauvais coton, c'est vrai qu'il y a eu un gros coup de barouf sur la Place du Général, et pourtant je n'y suis pour rien. Je n'ai fait que constater et compter les points. C'est vrai que la rumba qu'il y avait dans l'air n'avait rien de vraiment drôle. Dès 21h, des gamins et gamines ivres, certaines ne devant même pas avoir treize ans vidaient force transistors à 24 piles du côté du centre socio. D'autres arrachaient déjà des fleurs, et comme il sufisait de tomber deux quilles en payant deux euro pour avoir le droit à un litre de mauvaise bière, ça sentait un peu le coup fourré derrière chacune des jardinières du centre-ville.

Bref, ça sentait mauvais. Et tout le monde le savait. Mais comment que je vais le dire à Dieu himself qui me croit responsable du bordel?

Je frappe à sa porte. J'entends rugir, ce qui n'est jamais bon signe, Dieu rugissant étant une autre manière de dire:"Tu vas passer un sale quart d'heure!"

- Ah, Pschitt, vous voilà enfin. Alors comme ça, je vous donne un ausweis pour la Terre et vous en profitez pour mettre toute votre bonne petite ville à feu et à sang. C'est du joli. Je ne sais pas pourquoi, mais je sens que vous allez être caserné pour un bon bout de temps à votre étage.
- Mais, Dieu, bon sang de Bon Dieu, je...
- Mais ne jurez pas, mon petit ami, l'édile étant loin de sa base, vous en avez profité. Je vous connais, vous n'êtes qu'un petit trublion grégaire qui ne savez profiter que d'une seule absence pour que le flot de la connerie envahisse Le Flô!
- Sans chapeau chinois, s'il vous plaît.
- Mais que vienne donc faire les Chinois dans cette affaire. Pschitt, vous me décevez. Pire que les gosses, à peine le dos tourné qu'ils font des bêtises. Vous en avez pour quelques mois de Pater Noster et trois semaines d'Avé Maria. C'est éxécutable tout de suite, en sortant de mon bureau, vous verrez avec Pierrot pour l'application des peines.

Voilà comment j'ai fini ma journée. Pour deux jours passés à Lesne, j'en prends pour au moins six mois de placard. J'écris ce soir, en me cachant. Un Dazibao clandestin, collé à un nuage du paradis. J'espère qu'il va vous parvenir.

Pschitt...

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14 septembre 2008

Les fêtes de Lesneven, c'est bon!

Ah que c'était bon, l'odeur de la gaufre et des frites bien grasses, la musique incertaine qui grouille d'une attraction à l'autre, la pêche aux canards, les saucisses vomies du haut des manèges, un vrai week-end de pur Rock'n Roll. Surtout la nuit de samedi à dimanche où a eu lieu la fameuse bataille rangée entre ceux de de la Lune et ceux de Ponta. C'était prévu, ça a eu lieu. Que voulez-vous que je vous dise de plus?

La faute à qui, ben à personne. Tout le monde s'en tape et chacun renvoie les responsabilités sur l'autre. Donc, c'est la faute à personne.

Venir gâcher mon retour sur terre, drôle d'idée, il y a tant d'autres endroits sur notre belle planète pour se foutre sur la tronche, pourquoi notre bonne ville de Lesneven, je vous l'demande? Après avoir rencontré deux trois potes qui m'ont lancé: "Ah, ben j'croyais qu'étais mort!", j'en ai conclu que tout le monde était au courant, mais bon...

Au fait, en arrivant, on m'a dit que Bob était mort, c'est bizarre, au Paradis, personne ne m'en a parlé. Il y a vraiment des problèmes dans la communication en ce moment, que ce soit ici-bas ou tout là-haut. Et vu ce qui se passe en bas, je retourne en haut, je ne vais pas pouvoir tenir une semaine ici, alors que là-haut, j'ai une partie de croquet à finir...

Et si jamais je vois Bob, je vous expédie des nouvelles!

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12 septembre 2008

On ira tous au Paradis!

Ben oui, au Paradis, tu parles d'un endroit! C'est triste à pleurer des larmes de crocodiles. On s'emmerde fort, et c'est même peu de le dire. Bon, dans deux jours, ça va faire un mois que j'y traîne ma misère. Et franchement, s'il n'y avait les parties de croquet avec Arouet, le temps serait bien plus long.

Et dire que c'est les fêtes de Lesneven!

Je vais tenter d'aller voir notre chef à tous, Dieu himself, afin qu'il me donne une autorisation de redescendre sur notre bonne vieille terre, mais c'est pas gagné. Ce matin, il ne pétait pas vraiment la forme, le Vieux.

Toc, toc, toc, Dieu est-il là?

-C'est pourquoi?
- Une petite envie de Terre, oh, juste pour une ou deux nuits, mais c'est les fêtes de Lesneven, et j'ai pas envie de rater ça, vous comprenez?
- Ah, mon bon Pschitt, même pas un mois, et déjà la nostalgie! Je vous comprends, Jésus m'a fait le même truc, mais lui, il lui a pas fallu trois jours avant de vouloir redescendre. C'est fou quand même. Ici, vous avez tout, le gaz à tous les étages, un loyer modéré, une assurance santé à toute épreuve, franchement, pourquoi redescendre sur terre.
- C'est bien là le problème, cher Dieu, redescendre sur terre, arrêter de croire à toutes vos balivernes qui ne servent à rien en bas, parce que quand même...
-Quand même quoi, Pschitt, je fais ce que je peux, tiens, cette semaine, je vous ai même envoyé mon ministre sur terre faire un tour dans ton beau pays. D'accord, au niveau de la comm, le mec est un peu nul. Pas comme l'autre avant qui avait un sacré putain de charisme qu'il me faisait de l'ombre. C'est pour ça que je l'ai ramené par ici, ça manquait de DJ au Pardise's Club, et il fait un bon, boulot, j'avoue, c'est blindé tous les soirs.
- Bon, alors, c'est OK, je peux redescendre?
- Oui, mais à une seule condition!
- Ah, laquelle?
- Pas de Pimprenelle comprise dans la visite, elle serait bien capable de vouloir vous garder là-bas, et vous avez encore du boulot ici.
- Même pas un petit bisou, vite fait, elle ne s'en rendra pas compte.
- Non, Pschitt, c'est ferme et définitif. Et on ne discute pas les propos divins, on les exécute.
- OK, Dieu, alors on dit une semaine, je rentre samedi de la semaine prochaine.
- Samedi 14h, j'ai une petite sauterie avec Jean XXIII et pie XII, vous viendrez?
- Promis.

Posté par pschitt à 22:42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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