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Amours, fleurs et petits papillons font Pon Pon!

25 février 2009

En attendant Pierrot

Basilic, assis sur une pierre, essaie d'enlever sa chaussure. Il s'acharne comme un âne, aves ses deux sabots, en ahanant. Il s'arrête à bout de forces, se repose en hennissant, recommence. Même jeu.
Entre Igor.

Bon, je vous le fais simple, ce soir, Bob et moi, on joue une pièce de théâtre au Paradis. On a répété toute la semaine, on est vanné, mais c'est la première, on n'a pas le droit de se rater. Il y a le ban et l'arrière-ban, on a même cru voir la Vierge Marie, coincée derrière un poteau, la salle est pleine.

Basilic.- Rien à faire
Igor.- Rien à faire du tout.
Basilic.- On s'emmerde, mais quand même, certains l'aiment chaud!
Igor.- Oui, être ou ne pas être, il faudrait être futaie pour tout comprendre.
Basilic.- Tu crois pas qu'on cite un peu trop?
Igor.- Pour citer, on cite. J'ai même l'impression qu'on outrepasse la citation, on viole, on se prend à dire les  mots des autres.
Basilic.- Imagine que je m'appelle Estragon.
Igor.- Et pourquoi donc?
Basilic.- Pour rien, pour rien dire, rien piquer, pour ne pas violer de l'inaliénable...
Igor.- T'as un problème d'inaliénable.
Basilic.- Je crois, en plus de mon aliénation mentale, je prends plaisir à dire les mots, je me complais dans la caricature, dans le verbiage qui ne m'appartient pas, que je picore, de ci et de là.
Igor. - Tu connais notre commis, celui qui fait les courses.
Basilic.- Oui, lui, il paraît qu'il n'aime pas ça.
Igor.- Comment, Natoire n'aime pas ça, qu'aime-t-il d'ailleurs?
Basilic.- Je crois qu'il aime la gloire, mais la gloire ne le lui rend pas.
Igor.- En serait-il aigri? Fâché, énervé au point de...
Basilic.- Commettre l'irréparable?
Igor.- Je le crains.

Nous nous levons du banc, secouons nos gabardines. Alors apparaît dans le lointain une lune ronde et belle, brillante de ses mille feux du solstice.

Basilic.- Un seul être vous manque et tout est dépeuplé.
Igor.- Arrête de citer, plus tu cites, plus tu bafoues le droit de l'inaliénable du propos.
Basilic.- Comment donc?
Igor.- Ben, c'est que tu dis des mots qu'un autre a dit avant toi, et qu'il a droit de dire que tu peux pas les dire.
Basilic.- Et si je dis casse-toi pauv' con.
Igor.- C'est pareil, y a des droits d'auteur. Tu ne peux pas transiger. Sinon, c'est illégal.
Basilic.- Ah!
Igor.- Tu joues avec ta liberté à dire les mots des autres. Il faut que tu changes de registre.
Basilic.- Ah!
Igor.- Ou alors, tu supprimes tous les ayant-droits. Comme ça, personne ne viendra te mettre des bâtons dans les roues.
Basilic.- Des bâtons dans les roues, tu ne serais pas en train de citer. Et s'il y avait des ayant-droits?
Igor.- S'il y a (en s'énervant) et bien s'il y a, je risque certainement la prison, au moins des coups de fouets.
Basilic.- Alors c'est grave?
Igor.- Qu'est-ce que j'en ai à foutre! Houps, je cite encore. Il faut que je fasse attention, je n'ai pas vérifié la date du copyright!
Basilic.- Alors, on ne peut plus rien dire.
Igor.- Tout dépend avec qui.
Basilic.- Et avec toi, je peux encore...
Igor.- Avec moi, tu peux tout dire Basilic. Regarde, même en ce beau pays de France, ils ont absous Siné, pas plus tard qu'hier.
Basilic.- Il y a encore une justice, Igor.
Igor.- Mais oui mon bon Basilic, allez, on y va
Basilic.- Allons-y

                                    

Ils ne bougent pas

Je ne vais pas citer tout le monde, j'ai pas pris le temps de demander toutes les autorisations. Je pense courir un grave danger. Demain, je serai en prison.
Adieu, de mes fers, j'aurai une pensée pour vous.
Pschitt (illegal alien!)

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23 février 2009

La calculette messieurs!

C'est fou les mensonges qu'on peut lire sur le Net. Tenez, il suffit de lire le blog de Lesneven Autrement pour se rendre compte qu'il diffuse de drôles de vérités.

Ils nous font du Xavier Bertrand, celui qui connaît pas sa règle de trois.

Si on dit par exemple que 1/2, ça fait un demi (pression!)
on dit que 1 647 000/4 400 000, ça fait combien?

Allez, à vos calculettes à Lesneven Autrement, jeudi, y a budget, faudra être meilleur en pourcentage!
Pschitt calculateur!

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15 février 2009

Tu parles d'un dimanche! citation M.Drucker

Pschitt a consacré son dimanche à consoler Bob. Le pauvre se demande comment il va être mangé et par qui. Je me le suis demandé avec lui. Nous avons devisé, entre deux crises de larmes chaudes, deux éternuements
consécutifs aux dites larmes. L'ectoplasme était fait et refait ( étant au Paradis, Bob n'est qu'ectoplasmique, même si parfois, l'évocation de Notre Dame lui fait gonfler le ballon!) et désespérait.

- Je ne voulais blesser, voilà qu'on me reproche
  D'avoir laissé mon âme balayer des pensées
  Que je pensais gentilles, et même insensés
  Sont ces griefs torts à qui mon cœur accroche!

Le Bobby, quand il se lance dans l'alexandrin, il lui faudrait picoler un peu plus que la faculté ne le recommande. Cependant (car il y a toujours un pendant!) il n'arrive pas à penser qu'il est victime d'une cabale à laquelle il ne comprend rien:

- A vaincre sans persil, on finit à la Poire
  Et à moult alcools on laisse trop de gloire.
  Me voilà dévoilé, mais le Maire magnanime
  Dans la presse locale, m'a laissé anonyme.

Tu vois qu'il fallait pas t'énerver, il voulait juste savoir qui c'était le grand méchant loup. Les petits chaperons rouges qui ne font que mener le petit pot de beurre à leur mère-grand ont toujours eu ce souci. Et comment qu'il est le grand méchant loup, est-ce qu'il a de longues dents, est-ce qu'il a de gros yeux, et surtout, est-ce qu'il est vraiment méchant???

Tous les enfants tapent dans leurs mains et avertissent le petit chaperon rouge. Oooooouuuuuhhh, le loup!!!
Et là, le loup se cache dans les replis du petit théâtre de marionnettes. Et, à chaque fois qu'il sort un bout de langue sur le côté, les petits enfants crient encore plus fort: OOOOOOOUUUUUUUUUUUUUHHHHHHHHHHH !!!

Tu sais, on a tous eu envie de sauver le petit chaperon rouge, on a tous été des enfants, et on a tous eu peur du loup. A ce moment là, Charles Perrot intervient:
- Oh, là les manants, faut pas tout trafiquer, il ya les contes et les comptes. Pour ce qui est de trafiquer les contes, vous tenez votre homme, pour les autres, il va falloir trouver un autre benêt!

Et c'est là, mais oui, les petits amis (le loup tire encore sa langue et les enfants font OOOOUUUHHH!) qu'intervient Guignol. Mais c'est bien sûr, dans le théâtre de marionnettes, Guignol n'est jamais loin!

- Et toi le Guignolet, à force de me saouler
  Peux-tu envisager de me sortir de la crise
  Car à force et enfin, si tout ce vin me grise
  Ici j'ai bien envie, de tout carambouler...

Caramboule mon ami, laisse-toi aller à tes envies. Désormais sur ta sellette, tu as l'air de quoi. D'un loup aux dents élimées, je ne peux le croire. Quand Guignol rigole des Pandores, les enfants ausi se gaussent. C'est la loi du genre. Dans toute société, il y a les bons et les méchants, et tu remarqueras que les enfants, eux, ont cette audacieuse idée de moquer les méchants, de leur taper sur les doigts, et rappelle-toi le Guignol de tes jeunes années, il prenait malin plaisir à se saisir de son gourdin pour tapoter le cuir des autres gourgandins. Il n'est pas besoin de faire de grands discours, c'est ainsi qu'est la vie entre les forts et les faibles.

Les faibles n'ont que la fable, quand les forts se perdent les pieds dans leurs torts.

Na!



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14 février 2009

Y a pas de fumée sans feu!

Parcourant la presse locale d'un œil distrait, j'y découvre mon Bobby, affiché comme une poule de luxe dans les pages d'un hebdo à grand tirage. Que lui vaut cet honneur? Aurait-il tenté d'assassiner quelqu'un, quelqu'une, quelque chose? Rien, une fredaine, juste un truc pour encombrer les tribunaux ou pour deviner qui se cachait derrière cette andouille un peu trop fumée?

Ah ben oui, mon Bobby, je t'avais bien dit de ne pas te mêler de ce qui ne te regarde pas. Pan sur les doigts!
En guise de travail d'intérêt général, je vais te demander de copier mille fois la citation qui suit:

" L
'ironie ne déssèche pas, elle lutte contre les mauvaises herbes
."

Pschitt sans gaz!

Posté par pschitt à 14:27 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 février 2009

La maxime de la semaine!

Frédéric Lefebvre est un sacré coucou. Il vient de nous donner la maxime de la semaine, celle qui fait tant plaisir à Bob:

Dénoncer est un devoir républicain!

Voilà mon Bobby, tu as voulu rester caché, derrière ton clavier, mais tu as été rattrapé par l'Ange Bleu. Tu n'as pas compris que dans ce beau pays de France, il y a dénoncer et dénoncer. Tout ça dépend si tu es du côté de la matraque ou du côté de la tête qui reçoit la matraque!

Je pense que pour ta carte de séjour, avec les Tchétchènes que tu caches dans le hangar, tu sais, celui qui touche ta propriété, ceux que tu exploites dans tes champs d'artichauts, que tu payes 1 € de l'heure et dont tu violes les femmes, hein, mon Bobby, on rigole moins...

Désolé, mais je ne fais que suivre les directives gouvernementales.

Pschitt dénonciateur de la barbarie humaine!
PS: Mr le Président, si vous pouviez m'avoir une augmentation comme la vôtre, en ces temps de crise, cela me ferait le plus grand bien.



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04 février 2009

La pluie, ça mouille!

Ben ça alors, voilà que Lesneven Autrement vient de découvrir que la pluie, ça mouille. Il y a des évidences
qu'il n'est point besoin de rappeler et d'ameuter toute la population. Comme si on ne se doutait pas que Mr Le Menn et Mr Le Goff étaient à l'UMP. Tu parles d'un scoop de misère, les gars, faut vous ressaisir. Z'avez que ça à vous mettre sous la dent. C'est pas terrible.

D'abord, qu'y a-t-il de grave d'être à l' UMP? Perso, je vois pas. Même Eric Besson y est, c'est pour vous dire que c'est l'avenir de la Nation. Ils ont réussi à recycler un type du bureau politique du PS pour en faire désormais le chantre du charter, et même de la délation. Y a pas à dire, au niveau de la moralité, heureusement que l'Abbé Pierre et Soeur Emmanuelle sont venus nous rejoindre au Paradis, sinon, leurs sangs n'auraient fait qu'un tour. Et hop, un coup de pied au cul du Besson.

Non, le vrai scoop, les gars, c'était de dire que Ségo était socialiste. Je sais, il y a encore 49.91% des socialistes qui y croient. Elle est encore plus forte que Besson dans le mensonge.

Mais le meilleur, c'est quand même le Conducator Suprême. Comment est-ce qu'il a enconné les métallos de Gandrange, ça, c'est fort, ça mérite deux fleurs sur l'échelle de Pinocchio!!! Allez, j'ose le dire au risque d'avoir une plainte élyséenne, Monsieur Le Président, vous avez menti à ces braves gars, et le jour de votre premier anniversaire de mariage, c'est pas bien. J'espère que Carlita vous fera l'hôtel du cul tourné. Na!

Posté par pschitt à 20:56 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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