18 juin 2008
J'ai la flemme!
Ben oui, j'ai la flemme, j'avais commencé un article et tout s'est effacé. Encore un coup de la mouvance UMP-TROSKISTE, je subodore!
C'était à propos de notre cher ami Brice Hortefeux qui trouve que "souchien", c'est pas terrible pour désigner un Français de souche. Soit, même si je connais des chiennes qui n'ont rien contre! Mais ce qui me posait problème, c'est que, si on ne peut pas dire "souchien", peut-on encore dire Lesnevien! Comme je suis de Lesne, je suis un Lesnevien. Pas un Lesnevois!
Imaginons notre maire adoré, commençant un discours par:
- Lesnevoise, Lesnevois, je vous aime!
C'est choquant, comment Pimprenelle, surtout le je vous aime. Ouais, bon, peut-être. Mais Lesnevois, c'est quand même nul. Je propose un référendum populaire de démocratie participative afin de nous trouver une nouvelle dénomination commune.
Moi, j'aime bien les "Fleuris". On reviendrait en 68 et on serait une tribu à part, la Flower Generation of 2008.
Ce serait beau comme un concert à l'île de Wight, on fumerait des calumets de la paix avec de l'herbe qui fait rire, les filles auraient les seins à l'air et on pourrait foutre sur les ronds-points. Des gens de CBS et de CNN se presseraient dans notre belle cité, on écouterait pousser les bananes tout en chantant: No Woman no cry... Ce serait le bonheur et on pourrait dire merci à..........................
Comment vous dire!
Pschit fait souvent pschit tout seul. Il se tient quiet, prêt à entendre le doux bruit d'une rivière qu'il n'alimente pas, mais qui se laisse aller à ses oreilles. Maintenant que Pimprenelle est couchée, avec deux Tranxènes et trois Prozacs (il faut qu'elle digère l'adversité footballistique!), je me mets à rêver, et oui, Riton, si le rêve est l'esprit du bien, c'est parce qu'à certains d'entre nous, il reste des rêves, ces choses étranges et saugrenues que je n'imagine pas dans les têtes de ceux qui gouvernent notre cité.
Il y a ceux qui pensent au bien commun, à la cité comme endroit de vie commune, ceux qui pensent qu'il faut faire pour le mieux, aider, aller outre, poser des idées comme des totems qui aideront, toi comme moi, à aller mieux, les uns avec les autres. Et puis, il y ce... qui nous arrive, arriver comme arriviste, ne penser que pour soi, laisser l'autre tomber, parce qu'il ne lui est même pas arrivé d'avoir l'idée que l'on puisse ne pas penser comme lui.
Et c'est cela qui donne des insultes graves, mais qui ne semble pas empêcher de dormir notre grand manitou. Cela veut bien dire qu'il n'en conçoit aucune gêne. Pour lui, tout est normal, et cette normalité de bas étage va continuer pendant six ans. Je suis tout étonné de ne pas entendre de voix courroucée venant de cette gauche qui se voulait tellement à gauche qu'elle en est devenue gauche, dans le sens propre, maladroite en somme.
Voir triompher l'opportunisme béat m'est insupportable. Et surtout l'incompétence. Lesneven a besoin d'autre chose que de fins de récréations qu'il faut sonner.
Et d'autres choses que de poches qui se remplissent sur le dos des Lesneviens. Comprenne qui pourra, car ceux qui savent vont bien se gausser, tout en faisant leurs comptes sonnants et trébuchants.
Pschitt est bougon, car il sait qu' Harpagon n'est pas de cette partie...
17 juin 2008
En berne, même à Zurich!
Ici, tout le monde plie les draps de bleu et de blanc et de rouge. J'ai même entendu un:
- Va te faire foutre!!! en direction de l'arbitre. Qui lui n'en pouvait.
On vit une bien mauvaise fin juin, c'est pas avec ça que notre ami Sarko va faire remonter le moral des Français et le pouvoir d'achat qu'il devait arracher avec les dents. Du haut de l'Etat jusqu'à notre pauvre commune, on se fout ( c'est une phrase municipale, j'ai le droit de l'employer!!!) de nous et de vous.
Vous pouvez aller voir du côté de nos amis socialistes, mais ils sont tellement perclus dans leurs phrases à rien dire, qu'il ne nous reste que Bob l'andouille. Oh, je sais bien qu'il ne veux n'être d'aucun recours, il ne fait que mettre le doigt là où ça fait mal...
Pimprenelle s'accroche à mes épaules, elle a besoin d'un soutien fringant.
Il faut que j'y aille.
"Foutre!" mais quel joli mot pour qui peut!!!!
C'est la mi-temps!
Bon, d'après mes meilleures spécialistes, on est mal barré pour ouvrir les bouteilles de champagne. Un petit mousseux éventuellement, mais pas plus. Elles dansent quand même sur Manu Chao en attendant mieux.
Le rêve est l'esprit du bien disait je ne sais plus qui. Celui qui retrouve passera une folle nuit d'amour avec Pimprenelle. Je ne lui ai pâs dit, donc, ne répondez pas tous trop rapidement.
A plus, pour la fin du match...
Je vous résume la situation!
Bon, ben voilà, les filles viennent d'arriver, toutes avec un maillot de l'équipe de France, ce qui leur donne un aspect hyper sexy, un peu comme celui de Bernadette Chirac, je ne sais pas si vous vous rappelez, mais en 98, elle l'avait porté, le maillot. Bref, ça commence tragique. Le temps pour Pimprenelle de faire les bises, et l'Asti Spumante est en train de buller hors des verres.
L'avant-centre, dont je vous parlais hier, a lu ma chronique et me fait la gueule. Surtout parce qu'elle ne savait le sens premier de "foutre" et qu'elle se rend compte qu'elle n'a jamais été "foutue". Je lui ai dit, un petit sourire aux lèvres que la trop grande dose de foot empêchait de foutre. Mon bon mot la renfrogne encore plus.
Les pizzas sont commandées, j'ai mis trois bouteilles de Champ au frais au cas où une bonne nouvelle descendrait de la plaine suisse. Pour la suite, rendez-vous un peu plus tard, pour les impressions à chaud de mes chères footeuses à l'esprit rigolard ce soir.
Pimprenelle vous passe le bonjour, elle est maquillée comme un indien sur le sentier de la guerre, en bleu blanc rouge. Je ne vous dis pas si on se qualifie, demain, je ne vais pas bosser...
A tout à l'heure les amis!!!
16 juin 2008
J'ai oublié!
Faut lire la contribution des socialistes bretons du 11 juin, c'est là que c'est drôle, le reste, c'est triste.
Oui, j'ai fauté!
J'avais promis de ne plus mettre mon nez sur le site du Ps de Lesneven, je viens de craquer, et franchement, c'est le site le plus humoristique du moment. Vraiment, c'est à désespérer d'être de gauche. C'est même pas écrit en Français courant, peut-être qu'ils ont une novlangue interne que je ne comprends pas, mais alors, comment peut-on avoir simplement l'idée de tels commentaires.
Bob, je suis baba!!!
Le match est fini!
Tout à l'heure, alors que les amies de Pimprenelle et elle aussi buvaient moults bières et schnaps, bretzels au sel, et choucroutes variées, en attendant le match Autriche Allemagne, je m'étais esquivé, prétextant un besoin pressant, pour vous dire quelques mots sur le si beau mot de "foutre".
Ensuite, l'envie passée, et les filles énervées par "un si beau Ballack", je me suis laissé prendre à leur piège du hors-jeu, à l'impossibilité de passer sur les côtés, parce que la défense est trop resserrée, qu'il faut tendre la ligne entre le milieu et l'attaque. La bière coulait à flots, la bouteille de schnaps, ramenée d'une escapade de l'été dernier en Bavière, vivait ses derniers instants quand, une voix, toute petite, mais mignonne à souhait, a surpris toute notre assemblée de fidèles footeux:
- Perso, j'en ai rien à foutre des matchs de teutons...
Silence dans l'assemblée. Nous avions évoqué pendant l'apéro les dires subtils de l'édile. Chacun se tenait sur ses positions. Qui allait enclencher le mouvement suivant, la dernière phrase assassine:
- Foutre oui, mais à quel prix?, entendis-je dans la douce bouche de Pimprenelle.
- M'en fous, continua l'avant-centre de l'équipe féminine de Pimprenelle.
Il est vrai qu'elle ne brille pas par son intelligence, mais il paraît qu'elle marque tant de buts...
Et là, j'ai eu l'outrecuidance de leur demander:
- Qu'est-ce qu'on fout là?
Ben, on regarde un match de foot en buvant des bières, fut la réponse unanime!
Bref, on fout ce qu'on peut avec ce qu'on a. Perso, j'ai mal à la tête et demain, je sens que je vais accuser le schnaps bavarois. Et pis demain, on fait soirée italienne, Pimprenelle m'ayant soufflé que ce serait une soirée:
" Bienvenue chez le Chianti!"
Si avec ça on ne gagne pas, je me fous de tout et de tout vraiment!!!
Tout finit par s'arranger!
Je me disais ça en observant les dissertations du bac philo d'aujourd'hui. "Peut-on désirer sans souffrir?" Demande à l'édile, il en a des choses à dire. Ou, un autre qui lui va bien au teint:"Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même?"
Comment dire en peu de mots?
Comme disait l'autre Grec il y a 2000 ans, je sais que je ne sais rien! Et tu te démerdes avec tout ça. Mais, vu la beauté stylistique de notre maire adoré, on est sûr que lui ne sait rien, et ce n'est pas pour cela qu'il est plus avancé. Ne rien savoir cela se conçoit, il suffit de l'avouer, de dire qu'on s'est trompé. Mais j'ai remarqué que souvent, l'incompétence mène à l'insulte, car c'est le dernier moyen, quand il n'y en a plus, de vouloir humilier l'adversaire. Observons la tournure: " Tu peux dire ce que tu veux, j'en ai rien à foutre."
D'où vient ce joli mot de foutre? Personnellement, je ne fouille pas les poubelles de l'Histoire pour savoir son sens premier. Cela veut donc dire que le Maire fout. Bonne nouvelle en soi, foutre étant un des moyens d'assouvir tous nos bas instincts primaires. Mais il ne fout pas avec n'importe qui, uniquement avec gens de sa condition. Donc, le barbichu ne lui sied point pour foutre, j'ai le sentiment que la réciproque est vraie.
Savez-vous aussi qu' afin de foutre, il faut le con, c'est Sade qui le dit, c'est pas Pschitt, Pschitt relate, mais n'a aucune opinion. Pschitt fout avec Pimprenelle, et elle aime ça, et lui aussi, la vie est belle. Mais si le Maire ne veut pas foutre avec le Barbichu, c'est qu'il y a incompétence d'humeurs! Donc, le barbichu n'est pas le con qu'il faut à l'édile, vu qu'il n'en a rien à foutre!
- Ah, tu avais pensé qu'il y avait un truc entre le barbichu et l'édile? me glisse Pimprenelle
- Euh, non, je me disais qu'il n'y avait point besoin de violences pour foutre!
- Oh, mon joli Pschitt, et si on s'en foutait de tout ce soir?
Chut, je vous raconte, quand tout sera foutu!!!!
15 juin 2008
J'ai revu un vieux film ce soir, et c'était bien!
Dans une trattoria de la vieille ville, Don Giovanni dîne de "spaghetti frutti di mare" fumants. Derrière lui, deux gardes du corps aux lunettes noires veillent à la tranquillité de son éminence.
Arrive Claudio, un ami de la famille. Il baise l'anneau de Don Giovanni.
- Tou es en retard Claudio, tou me manques de respect. Ecco, tu étais où?
- Ma, vous savez la signora, elle est pas facile en ce moment.
- Mais yeu veux pas le savoir, l'heure, Claudio, c'est l'heure! Et après l'heure, c'est quoi, Claudio?
- Mé, le retard, Don Giovanni, yé sais, c'est le retard.
- E pericoloso sporgersi, Claudio, après l'heure, c'est le trop tard. Tou as intérêt d'avoir de la bonne nouvelle pour moi, sinon!
- Ma, mais j'ai la bonne nouvelle, Don Giovanni, la très bonne nouvelle, on a attrapé Renato, et yeu crois qui parlera plous jamais à son éminence comme il l'a fait.
Une porte s'ouvre avec grand fracas. Deux molosses traînent un pauvre hère, le visage défiguré, tuméfié de partout. On devine qu'il vient de passer un sale quart d'heure. Don Giovanni sourit:
- Alors Renato, tu as apprécié la promenade. Il semblerait qu'il y ait eu quelques embûches sur ton parcours. Tu devrais être plus prudent avec ta Fiat 500. Ces petites voitures, elles ont tendance à l'accident.
Renato essaye de s'exprimer, mais une bouillie verbale informe sort de sa bouche ensanglantée. On devine quelques dents cassées. Oh qu'il est pas frais le Renato!
- Comment tu dis, Renato, répète un peu, j'ai du mal à entendre.
- C'est qu'on lui a cassé la mâchoire, Don Giovanni, quand on a su qu'il aimait par dessus tout la soupe de légumes, on s'est dit que c'était lui rendre service.
- Voilà ce que c'est que de parler à tort et à travers, Renato. Il faut toujours s'exprimer avec respect devant le Padre. Comment veux-tu que je te récompense si tou ne fais que parler pour ne rien dire.
Renato tente encore une fois de s'exprimer, une molaire s'échoue lamentablement sur le sol. Les deux molosses l'embarquent pour une destination inconnue.
- Alors, comment c'est déjà, Claudio, après l'heure?
- C'est le retard, mon éminence!
- Ma, si tu le dis, sourit Don Giovanni.
Musique de fin avec violons et orchestre. Pimprenelle se serre dans mes bras et me soufle avec langueur:
- Tu vois, ce qu' y a de bien avec les films italiens, c'est que j'ai toujours envie qu'on m'embrasse à la fin.
- Mais, c'est un film américain, ma chérie!
- Ah bon, ben je vais me coucher, bonne nuit mon amour!
Je crois que j'ai encore perdu une occasion de me taire.